Chapitre IV. A la recherche d’autres formes

Après avoir étudié les principaux genres (poésie, théâtre, roman) qui ont été investis par les écrivains anarchistes, il nous faut maintenant nous arrêter sur des textes « inclassables », ou en marge des genres canoniques. Le conte ou la nouvelle sont des genres anciens, mais ils trouvent une actualisation nouvelle au dix-neuvième siècle, donnant lieu bien souvent à des publications dans les journaux. C’est un genre malléable, qui se prête à toutes les innovations et les expériences. La frontière est étanche entre conte, chronique politique, ou « idéologie ». Enfin, on trouve chez les anarchistes d’autres textes plus courts, comme les Nouvelles en trois lignes de Félix Fénéon.


Articles publiés dans cette rubrique

mercredi 28 mars 2007
par  ps

Du conte à la chronique politique : Contes et nouvelles

1. Du conte à la chronique politique A. Contes et nouvelles Les contes et nouvelles sont un genre très en vogue à l’époque, et de nombreux anarchistes s’y adonnent : Octave Mirbeau, Georges Eekhoud, Louise Michel en particulier. Les nouvelles de Georges Eekhoud sont ancrées dans le milieu paysan (...)
mercredi 28 mars 2007
par  ps

Chroniques politiques, ou « idéologies »

Jean-Pierre Lecercle, dans son édition de L’Art et la révolte de Fernand Pelloutier, parle d’un genre littéraire oublié aujourd’hui, « l’idéologie : ou conte mythologique » . On en trouve une description chez Georges Sorel dans les Matériaux d’une théorie du prolétariat, où il traite de l’œuvre de Lucien (...)
mercredi 28 mars 2007
par  ps

Les formes courtes

Parmi les autres textes que l’on pourrait classer comme « idéologies », mais qui ne se rattachent à aucun genre particulier, on trouve les « nouvelles en trois lignes » de Félix Fénéon ou certains fragments d’Adolphe Retté et d’André Veidaux. Les Nouvelles en trois lignes : le terrorisme de Félix Fénéon (...)
mercredi 28 mars 2007
par  ps

La veine autobiographique : Mémoires de militants

L’autobiographie, les mémoires, les chroniques – essentiellement le fait de militants – sont des moyens efficaces pour transmettre des idées, pour informer, tout en distrayant, car la plupart du temps, la vie d’un militant révolutionnaire dans les années 1880-1900 ne manque pas de péripéties. (...)
mercredi 28 mars 2007
par  ps

Chroniques du mouvement anarchiste

Lorsque Charles Malato entreprend, lui aussi, de raconter ses mémoires, il le fait sur un mode nettement moins personnel : son ambition est, en partant de ses pérégrinations, de tracer le tableau d’une époque, d’un milieu, d’une lutte. Il a également, comme Louise Michel, la volonté d’informer, ou de (...)