Accueil du siteLE MANIFESTE SURRE(GION)ALISTEPrésentation
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Wednesday 19 June 2013
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Avant-propos
par Andrei Codrescu. Traduction de Laurence INFANTE

Max Cafard est entré dans la légende quand "le Manifeste Surré(gion)aliste" a été publié pour la première fois dans Cadavre Exquis en 1990. Il revient souvent aux oreilles de mes collaborateurs et aux miennes la question suivante : « Mais qui est donc Max Cafard ? » Ce dernier est devenu l’une de ces « surrégions » sorties de son imagination fertile, lorsque ses écrits polémiques ont offert à ses lecteurs le frisson provoqué par la sensation d’être en présence de quelque chose de vraiment nouveau. On ne peut jamais oublier ce frisson quand pour la première fois, on rencontre Nietzsche, Cioran, Derrida ou Deleuze. Mettez vous à la place des bien heureux contemporains de ces penseurs qui furent les témoins de la naissance de tels écrits ! Le frisson se renouvelle à chaque rencontre, mais le sentiment original de la découverte est inégalable. Ça a été pour moi une épiphanie précisément lorsque j’ai lu le Manifeste de Max Cafard : j’ai découvert un nouveau monde.

De quel monde peut-il bien s’agir, la question sera débattue et étudiée scrupuleusement avec toute la volupté découlant de la découverte faite par chaque lecteur. Ce que je sais, c’est que les philosophes les plus habiles savent créer une sensation de faim ; par l’importance de cette sensation que ces auteurs nous inspirent, nous les reconnaissons comme étant les plus grands. La sensation de faim provoquée par les écrits de Max Cafard est immense, une faim accrue par une tradition à partir du Dao et qui se fonde sur l’appétit et la découverte. Max Cafard plonge ses racines dans le terreau de traditions reconnaissables, comme l’anarchisme et le surréalisme, mais ce sont des racines flottantes, errantes, qui peuvent réapparaître de façon inattendue dans les régions les plus reculées ou les plus familières. L’attention rhizomatique de ces racines cafardiennes se double d’insouciance.

Bienvenue en Cafardie, une région qui fonctionne à la fois en s’approfondissant et et en se déployant dans les espaces multiples. Nous sommes au sein de la globalité au lieu de la globalisation, du global et non du gobable, dans le providentiel et non le provincialisme.

Suite :

Ceci n’est pas une préface

Dédicace

 
Exquisite Corpse, 2003 Copyright © 2007 Max Cafard.
Articles de cette rubrique
  1. Page de couverture
    23 novembre 2007

  2. Avant-propos
    8 novembre 2007

  3. "Ceci n’est pas une préface"
    23 novembre 2007

  4. Dédicace
    22 novembre 2007